BIOGRAPHIE

Patrice Alexandre

Esquisse d’une autobiographie

Entrée à l’école des beaux arts de Paris après les événements de 68.

Les trois premières années sont consacrées à un apprentissage lié au regard et comment le transcrire. Copies au Louvre et travail assidu en rapport aux antiques et l’histoire ancienne. Atelier dit groupe des moyens plastiques de l’homme dirigé par Pierre Carron, Pierre Faure et Georges Jeanclos.

Durant ces années 70 à 80, le monde de l’art bougeait à grande vitesse, et je ne trouvais pas vraiment ma place, submergé par un apprentissage que certains considéraient comme académique et par les bouleversements des nouvelles tendances de l’art contemporain qui me questionnaient très souvent. Il fallait comprendre que ces nouvelles attitudes de nombre d’artistes trouvaient un écho à travers d’autres sphères culturelles de la philosophie à la sociologie à la psychanalyse.

Curieusement, c’est à travers un fait crucial de l’histoire sociale et humaine que je réalise ma vraie première sculpture considérée personnelle. Il s’agit d’un très petit volume qui a été exécuté pendant l’exécution de deux personnalités qui ont été jugé comme meurtriers : Claude Buffet et Roger Bontemps le 28 novembre 1972. (voir ill.1). Ce travail devenu terre cuite m’a donné l’idée de commenter à l’aide de très petites pièces mon environnement qu’il soit proche de mon univers ou lointain dans le temps. La cuisson   venait mettre à l’épreuve le modelage, les moulages, les empreintes et la polychromie.

Par la suite, un abécédaire se construisait entre scènes de rues, spectacles, meurtres, paysages, architectures et espaces clos.

Puis arrivée à Rome , le travail autour des monuments, Piranèse, les interprétations des monuments aux morts, les animaux de la guerre et le dialogue autour des sculptures animalières de François Pompon.